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Le garçon qui criait au loup : une histoire à réécrire ?

J’aime bien l’histoire du garçon qui criait au loup.
Une histoire sur le mensonge et ses conséquences.
Sauf que dans la vraie vie, ça ne se passe pas toujours comme ça.

Vous la connaissez cette histoire.

L’histoire d’un garçon qui gardait le moutons et qui, par jeu, se mettait à crier « Au loup ! », juste pour rameuter les habitants du village, alors qu’il n’y avait pas de loup. Et le garçon trouvait son petit jeu très drôle. Mais un jour, le loup est vraiment venu. Et le garçon a crié, crié…

Mais pas un villageois ne bougea. « Encore une vieille farce ! dirent-ils tous. S’il y a un vrai loup, eh bien ! Qu’il mange ce menteur de berger ! »
Et c’est exactement ce que fit le loup !

Le garçon qui criait au loup

Elle est bien connue l’histoire de ce garçon qui se fait bouffer par un loup parce que, après tous ses mensonges, plus personne ne le croit. C’est tiré d’une fable d’Esope.

Notons que dans la version originale, le loup ne mange pas le garçon, se contentant des moutons.

D’un autre côté, en rédigeant ce billet de blog, je découvre une version moderne qui est due à un auteur britannique, Tony Ross. Dans cette version, le garçon se retrouve donc abandonné face au loup, mais ce dernier décide de l’épargner et de dévorer plutôt les adultes. Avant de se raviser et de bouffer quand-même le gosse en guise de dessert. Je l’aime bien cette version, avec son petit humour noir.

Mais je vais revenir à la version que je vous ai proposée au départ. Le petit garçon, à force de mentir, finit par ne plus être cru. Et par se faire dévorer tout cru.

Le garçon qui
criait au loup
Il était une fois un jeune berger qui gardait tous les moutons des habitants de son village.
Certains jours, la vie sur la colline était agréable et le temps passait vite. Mais parfois, le
jeune homme s’ennuyait.
Un jour qu’il s’ennuyait particulièrement, il grimpa sur la colline qui dominait le village et il
hurla : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »
A ces mots, les villageois bondirent hors de leurs maisons et grimpèrent sur la colline pour
chasser le loup. Mais ils ne trouvèrent que le jeune garçon qui riait comme un fou de son
bon tour. Ils rentrèrent chez eux très en colère, tandis que le berger retournait à ses moutons
en riant toujours.
Environ une semaine plus tard, le jeune homme qui s’ennuyait de nouveau grimpa sur la
colline et se remit à crier : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »
Une nouvelle fois, les villageois se précipitèrent pour le secourir. Mais point de loup, et rien
que le berger qui se moquait d’eux. Furieux de s’être fait avoir une deuxième fois, ils
redescendirent au village.
Le berger prit ainsi l’habitude de leur jouer régulièrement son tour…Et chaque fois, les
villageois bondissaient sur la colline pour trouver un berger qui riait comme un fou !
Enfin, un soir d’hiver, alors que le berger rassemblait son troupeau pour le ramener à la
bergerie, un vrai loup approcha des moutons…
Le berger eut grand peur. Ce loup semblait énorme, et lui n’avait que son bâton pour se
défendre… Il se précipita sur la colline et hurla : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »
Mais pas un villageois ne bougea. « Encore une vieille farce ! dirent-ils tous. S’il y a un vrai
loup, eh bien ! Qu’il mange ce menteur de berger ! »
Et c’est exactement ce que fit le loup !
Conte du monde

Une histoire sur le mensonge et ses conséquences, avec une morale assez simple à comprendre.

Sauf que dans la vraie vie, ça ne se passe pas forcément comme ça.

Notamment, parce que dans la vraie vie, souvent il y a un garçon qui, de manière répétée, crie au loup alors qu’il n’y en a pas. Et il y a un 2ème garçon garçon qui, un jour, a désespéramment besoin d’aide, crie au secours; mais personne ne le croit. Et ce 2ème garçon, abandonné de toutes et tous, finit dans l’estomac du loup.

Ouais. Il faudrait peut-être la réécrire cette histoire.

Parce qu’elle est souvent comme ça la vie. Un garçon qui ment sans arrêt. Et un autre qui se fait bouffer parce que les gens ne savent plus ce qu’il faut croire. Pour le plus grand bonheur du loup.

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